L'imposture du corps
(lauréate du Prix de l’Égrégore 2010, concours intercollégial organisé par le réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ))

Mise en lecture : Philippe Ducros
Distribution : Denis Gravereaux, Dominique Quesnel, Mani Soleymanlou, Richard Thériault, Klervi Thienpont-Lavallee

Seule dans l’opacité, Eva peint une vie nouvelle; la sienne.
Saad l’aime et Eva aime son père.
Elle attend cette femme qu’on lui a empruntée.
Une famille fond, victime d’une fièvre de l’insurrection.
La splendeur appelle Eva, mais des pensées la paralysent, mobilisent son être.
Lorsque la flamme commence à éclairer la vie figée par le malheur glacial, des larmes coulent, des colères surviennent.
Survivre à la hargne des uns suppose-t-il que l’on veuille assister au malheur des autres? L’oubli n’est pas le terrier des souffrances; tout arrive à s’échapper un jour…

C’est ce qui manque, ici.

Des images. Je veux dire…

Trop d’images de morts, de blessés, d’enfants disparus, de femmes abandonnées, de maris partis. Trop de visages à ne pas oublier et pas assez à aimer.

Trop de mains froides, de fleurs séchées, de pierres pour s’isoler du monde.

Pas assez de mains qui invitent à danser, pas assez de fleurs sur la table, pas assez de pierres de fiançailles.

Et pas assez de baisers soufflés; tous aspirés dans leur envol.

Finissante en arts et lettres, profil théâtre, au Cégep Limoilou de Québec, Marie-Laurence Rancourt s’intéresse à la puissance évocatrice des mots et des images, et souhaite les utiliser comme catalyseur d’émotions, de réactions et de réflexions, en abolissant les frontières, humaines et terrestres. Gagnante du concours d’art oratoire Optimiste en 2006, elle a participé à quelques ateliers d’écriture et entretient une véritable passion pour les différents aspects de l’art théâtral. Elle souhaite poursuivre ses études dans un domaine qui saura nourrir ses créations futures, elle qui désire évoluer dans l’univers de la dramaturgie.