Nmihtaqs Sqotewamqol / La cendre de ses os

Nmihtaqs Sqotewamqol / La cendre de ses os

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

DAVE JENNISS

Dave Jenniss

Trois ans après la mort de son père, Martin Katanish comprend qu’il est temps de retourner sur le territoire Wolastoqiyik de ses ancêtres. L’homme-ours l’attend, le suit, et la mort de son père le hante encore. Son arrivée ne se passera pas sans heurts. Entre le monde réel et celui de l’animal, Martin comprendra que les cendres de son père ne sont pas là où elles devraient être.

La création de ce texte a bénéficié d’un soutien de la Fondation Cole.

Extrait

MARTIN – Je fais souvent le même rêve. Je sens une lourdeur sur moi, mais je ne sais pas c’est quoi… Y a une odeur qui vient remplir mon esprit, ma mémoire. Pehkitikon ! Ça semble tellement réel. Il me regarde de tellement proche que je peux sentir son souffle animal dans mon cou, je peux même voir mon reflet dans ses yeux. C’est une bête, un ours. Y’est là, avec moi, j’peux pas le toucher, mais je sens sa présence.


Texte : Dave Jenniss
Mise en lecture : Dave Jenniss
Interprétation : Charles Bender, Nicolas Desfossés, Geneviève Dufour, Nicolas Gendron, Edith Paquet, Roger Wylde
Musicienne : Kyra Shaughnessy
Conception de la bande sonoreMichel DeMars

Et si on s’éteignait demain ?

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

AVERTISSEMENT : Cette lecture peut ne pas convenir aux moins de 18 ans.

Veillée de poésie théâtrale

CHARLOTTE AUBIN
VIRGINIE BEAUREGARD D.
DARIA COLONNA
CAROLE DAVID
MARIE-ÉLAINE GUAY
BENOIT JUTRAS
DANIEL LEBLANC-POIRIER
JEAN-CHRISTOPHE RÉHEL
EMMANUEL SCHWARTZ
MAUDE VEILLEUX

Charlotte AubinVirginie D. BeauregardDaria ColonnaCarole DavidMarie-Élaine GuayBenoit JutrasDaniel Leblanc-PoirierJean-Christophe RéhelEmmanuel SchwartzMaude Veilleux

Comment l’auteur·trice se livre sur scène en apprenant qu’il ou elle est sur le point de s’éteindre ? Quelle est la dernière image laissée au public et à soi-même ? Nous vivons, pour la plupart, comme si nous étions éternel·le·s. La mort permet à certaines personnes de s’émanciper à travers l’art, l’écriture, la création, tandis que pour d’autres, elle handicape le quotidien, pourrit l’inspiration. Que cette veillée soit un rituel, un exorcisme de nos appréhensions face à ce mal universel : la peur de la mort.

Extrait

Demain je meurs et ça m’entraîne au port de cette femme et de son ventre avachi de promesses mastiquées. Celle qui a tout gâché, entre les claques et la violence, encore plus de violence, celle des mots. S’endormir sur sa cuisse gauche, creuser sa cuisse de ma tête d’enfant, espérer que demain elle sache aimer. J’ai compris que les carcasses ne sont que très rarement émues.

J’essaie de vous le dire, nous sommes foutus, rentrés, batteurs de vent, inutiles.
J’essaie de vous le dire, nous sommes déjà morts dans les immeubles.
Et ici, encore, j’essaie de vous le dire, la mort est douce et chaude, la mort est un gazon d’avril et sous sa courbe qui apeure se trouvent les gens, les autres, dépliés et libres.


Idéation et mise en lecture :  Marie-Élaine Guay
Avec : Charlotte Aubin, Virginie Beauregard D., Daria Colonna, Carole David, Marie-Élaine Guay, Benoit Jutras, Daniel Leblanc-Poirier, Jean-Christophe Réhel, Emmanuel Schwartz, Maude Veilleux
Accompagnement littéraire : Daria Colonna

Shift / Ctrl : Éditathon wikipedia féministe

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

IMAGO THÉÂTRE

Cette activité militante invite le public à accroître la visibilité en ligne des femmes et des artistes non binaires en créant, actualisant ou traduisant des articles Wikipédia qui documentent leurs œuvres. Apportez vos ordinateurs portables, et venez en grand nombre au café-bar du Théâtre Aux Écuries pour actualiser des pages Wikipédia et ainsi réécrire l’histoire !

Inscriptions au : imagotheatre.ca/shift-ctrl/

Une formation bilingue sera offerte.

En association avec Art+Feminism.

Imago Théâtre

Imago Théâtre est un lieu catalyseur, propice aux discussions, militant pour une représentation équitable : un pôle qui abrite des histoires de femmes indomptables.
Bras grands ouverts, têtes au vent, nous sommes de virevoltants catalyseurs.
Nous proférons de puissants mots kaléidoscopiques qui abattent les murs.
Nous sommes d’audacieux féministes, créateurs et mentors.
Infatigables, nous mettons de l’avant,
écoutons,
démocratisons,
faisons entendre
ce qu’elle en dit.

Nous mettons de l’avant ce qu’elle en dit au moyen d’un théâtre qui mise sur une représentation et une participation équitable des femmes et de groupes marginalisés. Nous militons pour l’équité, la justice sociale et pour ce qu’elle en dit en invitant le public à des discussions après les représentations favorisant l’échange.

Nous écoutons ce qu’elle en dit au moyen d’ARTISTA, notre programme gratuit de mentorat en arts de la scène destiné aux jeunes femmes, ainsi qu’à travers d’autres formes de mentorat et des résidences que nous proposons aux artistes de théâtre émergents et établis de toutes les disciplines (jeu, écriture, mise en scène, direction artistique et gestion culturelle).

Nous démocratisons l’accès à ce qu’elle en dit par notre initiative Payez-ce-vous-voulez et en nous assurant que toutes nos activités se déroulent dans des lieux physiquement accessibles à tous.

Nous faisons entendre ce qu’elle en dit en produisant un théâtre mettant en scène des femmes indomptables aux prises avec des enjeux cruciaux qui galvanisent et secouent le public canadien.

Taïga

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

AURIANNE ABÉCASSIS

Aurianne Abecassis

Le 11 novembre 2008, 150 policiers débarquent dans le petit village de Tarnac, en France, pour arrêter en grande pompe les neuf coupables présumé·e·s des sabotages de lignes de chemin de fer survenus quatre jours plus tôt. Ce sont de dangereux terroristes, dit-on. C’est l’Opération Taïga. Une histoire symptomatique d’une époque où se mêlent le politique, le médiatique et le judiciaire – avec une absurdité à peine fictionnalisée.

Extrait

« Non mais, dans quelle kermesse avons-nous atterri ? Sérieusement ? Depuis tout à l’heure, j’entends qu’on mange le terrorisme à toutes les sauces. On se repasse les assiettes sales, à moitié propres, à nouveau sales, on essaye de nous entarter le cerveau. S’il est question de terrorisme, alors mettons-nous d’accord, une bonne fois pour toutes : de quoi parlons-nous vraiment ? »


Texte : Aurianne Abécassis
Mise en lecture : Alexia Bürger
Interprétation : Marilyn Castonguay, Renaud Lacelle-Bourdon, Étienne Lou, Étienne Pilon, Tatiana Zinga Botao

EYE : AM R(É)SONANCE / ICI

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

Happening franco-anglo-créole-italien et toutes autres langues de l’esprit

TAMARA BROWN
Avec
JESSICA BEAUPLAT
MICHAELA DICESARE
PHOENIX INANA
DANETTE MACKAY
ANTON MAY
NAÏMA PHILLIPS
DEANNA SMITH
ELENA STOODLEY
JULIE TAMIKO MANNING

Tamara BrownJessica BeauplatMichaela DicaesarePheonix InanaDanette MacKayAnton MayNaïma Phillips Deanna (D-NA) SmithElena StoodleyJulie Tamiko Manning

come witness/listen to this healing ritual of resistance/reclamation/reconciliation  
an invitation to this declaration of harmony  
of elemental creation and return to the source  for the children of kidnapped, displaced, invaded and erased

Le langage de cette partition à dix voix sera celui de l’esprit, du spirit. Mouvements, gestuelle, vibrations, chants, rythme, français, anglais, italien, créole, japonais : c’est par l’atteinte du diapason que nous confronterons l’obstacle interne qui nous empêche bien souvent d’entrer en contact avec l’autre.

Comment s’identifier à cet autre sans s’effacer, sans se diluer ? Comment faire de nos différences une invitation à la curiosité, et non un outil de rejet ou d’exclusion ?

Un poème-chorégraphié invitant au témoignage, à l’échange et à l’observation, qui aura la force d’adoucir les cicatrices de l’Histoire.


Idéation et mise en espace : Tamara Brown
Avec : Tamara Brown, Jessica Beauplat, Michaela Dicesare, Phoenix Inana, Danette Mackay, Anton May, Naïma Phillips, Deanna Smith, Elena Stoodley, Julie Tamiko Manning
Conception sonore : Elena Stoodley

8e Festival du Jamais Lu Québec

i 17 sept 2018 Commentaires fermés par

Le 8e Festival du Jamais Lu Québec se déroulera les 6-7 et 8 décembre 2018, au Théâtre Périscope, sous la direction artistique de Marianne Marceau, en compagnie d’une vingtaine d’auteurs et d’une cinquantaine d’artistes !

Ne manquez pas le dévoilement de la programmation, le 14 novembre 2018, à 11h, dans le hall d’entrée du théâtre.

 

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Consulter les éditions précédentes

 

Les pays imaginaires

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Fenêtre ouverte sur la classe de maître de Michel Marc Bouchard

Michel Marc Bouchard

À la suite d’une visite au Musée national des beaux-arts du Québec, où les participant.e.s de la classe de maître se seront inspiré.e.s d’une œuvre de leur choix pour amorcer le travail d’écriture, Michel Marc Bouchard orientera les trois ateliers de trois heures autour de la construction de ce qu’il appelle le « pays imaginaire d’une pièce».

La création de ces territoires inspirée de l’œuvre choisie a pour but de permettre aux autrices et aux auteurs d’accéder à un univers nouveau qui, étonnamment, lorsqu’ils s’en inspirent, les ramène à eux, à leur point de vue sur le monde et à leurs propres fantasmes.

Une codiffusion avec la Maison de la littérature, qui se déroulera en ses murs ( 40, rue Saint-Stanislas, Québec).

Pour ne pas disparaître

i 31 oct 2019 Pas de commentaires par

Coup d’envoi
Pizza + bière

ALEXANDRE BACON
CÉLESTINE UHDE
MARIANNE MARCEAU

Marianne Marceau © Hélène Bouffard

Pour ouvrir le festival cette année, Marianne Marceau a invité Célestine Uhde, jeune militante féministe et environnementaliste et Alexandre Bacon, conseiller Innu, à se pencher sur la ligne éditoriale. Ils tenteront de comprendre comment la notion de disparition a peu à peu envahi tous les discours et pourquoi elle est venue hanter la conscience collective et occuper l’espace imaginaire. Quelles formes prend la disparition ? Que voulons-nous protéger de la disparition ? Qu’est-ce qui compte pour nous ?

De la pizza à petit prix sera ensuite mise à votre disposition, et vous aurez l’occasion de boire un premier verre à la santé de cette 9eédition !

Gratuit

Ce qui nous indéfinit

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Coup d’envoi
Pizza + bières

MICKAËL BERGERON
MARYAM BESSIRI
MARIANNE MARCEAU

Mickaël BergeronMaryam BessiriMarianne Marceau © Hélène Bouffard

Pour initier la réflexion et proposer un axe d’interprétation aux textes qui composent la programmation de cette année, Marianne Marceau invite Mickaël Bergeron et Maryam Bessiri à questionner la ligne éditoriale : Ce qui nous indéfinit. Cette prise de parole interrogera l’angoisse, la fascination et la promesse qu’évoque cette thématique.

S’ensuivra une tournée de pizza à petits prix, et l’occasion de boire un premier verre à la santé de cette 8e édition !

L’usine

i 31 oct 2019 Pas de commentaires par

Lecture intégrale

LAURA AMAR

 

 

 

 

Joséphine et Joseph, deux invalides, persistent à se maintenir en vie au nom de leur amour dans la carcasse d’un vieil autobus. La ville est devenue un fantôme : les rues sont désertes, les animaux sont morts et le fleuve est un dépotoir. Seule, l’usine trône au cœur du centre-ville. Les déchets toxiques forment une immense boue rouge retenue dans un bassin entouré d’une digue qui menace de céder. Il n’y a plus d’employés, pourtant la fumée persiste dans sa constante ascension. L’air se contamine, l’eau devient acide et le corps de Joséphine se paralyse dans un lit de mousse verte.

Extrait

J’essaie de la faire disparaître, mais y’a pas moyen. C’est juste — « Est là. Sa cheminée continue de cracher de la fumée épaisse pis grise pis sale, partout où j’vais j’la respire, j’la ressens. Mon corps est devenu vraiment pesant. La contamination a attaqué mon corps vraiment avant que l’information s’rende à ma tête. J’ai l’impression d’être en retard sur mes muscles. »


Texte : Laura Amar
Mise en lecture : Frédérique Bradet
Interprétation : Laura Amar, Frédérique Bradet, Gabriel Cloutier Tremblay