D’année en année, le Festival a étoffé sa programmation afin d'être plus représentatif des diverses pratiques d'écriture. Un volet jeune public, des médiations culturelles et des projets spéciaux se sont ajoutés.
Il s’est également doté d'un conseil d'administration et d'une structure juridique indépendante du Théâtre les Porteuses d'Aromates, organisme producteur au tout début. Autre signe de son essor, le Jamais lu se déployait maintenant dans une nouvelle salle, le cabaret O Patro Výš, capable d’accueillir une centaine de spectateurs.
Puis, les portes ont été ouvertes aux auteurs franco-canadiens émergents, trop souvent isolés, ce qui permettait de contribuer concrètement à leur notoriété et de favoriser leur cheminement professionnel.
Fort de cette nouvelle expérience, le Festival a repoussé ensuite ces frontières pour accueillir des auteurs de l’étranger, jetant ainsi les bases d'un intérêt pour la dramaturgie émergente de par la francophonie, qui ne s’est pas démenti depuis. Le Liban, le Togo, le Bénin, la France, l’Algérie, la Belgique et le Chili ont tour à tour été à l’honneur. Le Jamais Lu a pris une nouvelle envergure.
Au fil de ses neuf ans d’existence, il a joué un rôle considérable dans l'évolution de la jeune dramaturgie, et occupe dorénavant une place de choix au sein du paysage culturel montréalais. Pour citer le sympathique Paul Lefebvre, dramaturge : « Le Festival du Jamais Lu est le plus grand des petits festivals! ».