Le Festival du Jamais Lu est né, en 2002, du désir de deux jeunes artistes et d'un gestionnaire culturel d'avoir accès aux textes de dramaturges qu'ils côtoyaient tous les jours sans jamais avoir eu la chance de découvrir leurs œuvres. Spontanément, des lectures publiques ont été organisées. L'enthousiasme des auteurs invités a été tel que la première édition, qui devait durer une fin de semaine, s'est étalée sur dix jours. Une douzaine d'auteurs alors peu connus, choisis en toute confiance sur la base de leur talent, ont été réunis. Parmi eux, il y avait Évelyne de la Chenelière, Francis Monty, Stéphane Hogue, François Létourneau, Fanny Britt et Philippe Ducros pour ne nommer que ceux-là. Aujourd’hui, ces auteurs quittent tranquillement le giron de la relève pour se voir joués sur nos grandes scènes québécoises.

D’année en année, le Festival a étoffé sa programmation afin d'être plus représentatif des diverses pratiques d'écriture. Un volet jeune public, des médiations culturelles et des projets spéciaux se sont ajoutés.

Il s’est également doté d'un conseil d'administration et d'une structure juridique indépendante du Théâtre les Porteuses d'Aromates, organisme producteur au tout début. Autre signe de son essor, le Jamais lu se déployait maintenant dans une nouvelle salle, le cabaret O Patro Výš, capable d’accueillir une centaine de spectateurs.

Puis, les portes ont été ouvertes aux auteurs franco-canadiens émergents, trop souvent isolés, ce qui permettait de contribuer concrètement à leur notoriété et de favoriser leur cheminement professionnel.

Fort de cette nouvelle expérience, le Festival a repoussé ensuite ces frontières pour accueillir des auteurs de l’étranger, jetant ainsi les bases d'un intérêt pour la dramaturgie émergente de par la francophonie, qui ne s’est pas démenti depuis. Le Liban, le Togo, le Bénin, la France, l’Algérie, la Belgique et le Chili ont tour à tour été à l’honneur. Le Jamais Lu a pris une nouvelle envergure.

Au fil de ses neuf ans d’existence, il a joué un rôle considérable dans l'évolution de la jeune dramaturgie, et occupe dorénavant une place de choix au sein du paysage culturel montréalais. Pour citer le sympathique Paul Lefebvre, dramaturge : « Le Festival du Jamais Lu est le plus grand des petits festivals! ».




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