Parle à ton voisin : Garden-party libérateur

Parle à ton voisin : Garden-party libérateur

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

ALIX DUFRESNE
Avec
SIMON BOULERICE
LEANNA BRODY
NICOLE BROSSARD
LES DÉESSES*
MANAL DRISSI
FRANNIE HOLDER
RICARDO LAMOUR
GENEVIÈVE PETTERSEN
GABRIEL ROBICHAUD
ET LE BAND COMMENT DEBORD

Alix DufresneSimon BoulericeLeanna BrodyNicole BrossardLes déessesManal DrissiFrannie HolderRicardo LamourGeneviève PettersenGabriel RobichaudComment Debord

Salut voisine, salut voisin,

Ce soir on s’imagine un juillet ragaillardi, on met nos sandales sentimentales, on détache notre ceinture morale, on enfile le bermuda de
l’impertinence et on se fait une grosse fête de ruelle entre voisin·e·s.

Une soirée où on essaie de franchir la gêne, la timidité, la peur, la colère ou le dégoût qu’on peut ressentir à partager une maison, un bloc, une rue, un quartier, une ville, une province, ou même un pays avec quelqu’un sans jamais lui parler.

Ce soir, nos invité·e·s liront une lettre à ce qu’ils·elles considèrent être leur voisin·e, qu’il ou elle soit réel·le, fantasmé·e, politique, historique, personnel·le. La seule règle : libérer quelque chose par l’écriture. De la colère, de la joie, du désir, de l’espoir…

Faque à soir, on se rassemble lors d’un véritable garden-party de lettres ouvertes, pis on se parle, un hot-dog à la main et une bonne paire d’oreilles ouvertes.


Idéation, mise en espace et animation : Alix Dufresne
Avec : Simon Boulerice, Leanna Brody, Nicole Brossard, Les déesses, Manal Drissi, Frannie Holder, Ricardo Lamour, Geneviève Pettersen, Gabriel Robichaud
Musique en direct : Comment Debord

*Collectif Les déesses : Lori’anne Bemba, Alexie Legendre, Elizabeth Mageren, Amaryllis Tremblay.

Je te connais, moi non plus – I know / You / Know / Me
Forum pancanadien sur la dramaturgie contemporaine

i 20 fév 2019 Commentaires fermés par

Le Forum, un espace de dialogue

Du 3 au 5 mai dernier, le Festival du Jamais Lu s’est transformé en véritable laboratoire d’idées sur notre (mé)connaissance de la dramaturgie pancanadienne contemporaine ainsi que sur la circulation des oeuvres et des artistes. L’ambiance était à la bienveillance et à l’écoute ! Par la tenue de conférences et de discussions animées par des professionnel·le·s francophones, anglophones et autochtones du milieu théâtral canadien, nous avons ratissé large.

Nous remercions chaleureusement les différent·e·s intervenant·e·s qui ont pris part aux échanges ainsi que le public qui a grandement nourri le débat. La nécessité d’ouvrir les réseaux fut palpable, et le plaisir d’être ensemble nous a donné envie de perpétuer ces échanges dans le futur. Chose que nous ferons !

Des paroles venues des 4 coins du Canada

Ce forum a été un véritable incubateur de paroles provenant des 4 coins du Canada. Pour mettre la table, Julie Burelle, Alexandre Cadieux et Erin Hurley nous ont proposé une histoire croisée entre le théâtre francophone, anglophone et autochtone ; une révélation de faire cohabiter les trois récits canoniques. Cette même journée, nous avons interrogé des dramaturges et traducteur·trice·s voisin·e·s qui nous ont partagé leurs différentes perceptions de la dramaturgie québécoise.

Le jour suivant, nous avons exploré le théâtre en dehors du Québec avec Ravi Jain, Émilie Monnet et Geneviève Pelletier avant de découvrir quel regard des directeur·trice·s artistiques montréalais·e·s portaient sur leur propre milieu.

Finalement, après s’être interrogé·e·s sur les frontières, les blocages et les préjugés qui freinent la fluidité des partages entre les différentes communautés théâtrales, nous avons réfléchi ensemble à des innovations qui parviendraient à abattre ces murs invisibles grâce aux conférences de Sophie GeeLori Marchand et Gilles Poulin-Denis.

À toutes ces conférences s’ajoutaient des panels de discussions avec une quinzaine d’invité·e·s, tel que Bobby Theodore, Leanna Brodie, Linda Gaboriau, Mishka Lavigne, John Jack Paterson, Vanessa Porteous, Olivier Bertrand, Eda Holmes, Sylvain Schryburt, Emma Tibaldo, Jean-Simon Traversy, Sophie Devirieux, Sara Dion, Esther Duquette, Ryan Griffith et Véronique Hébert.

Et après ?

Ces 3 jours de discussions ont mis en évidence plusieurs problématiques mais aussi, et surtout, un désir commun d’apporter des solutions concrètes et pratiques pour franchir les barrières culturelles, linguistiques, et géographiques qui limitent le développement du théâtre pancanadien. Comment créer avec l’autre, découvrir l’autre, écouter l’autre ? Plusieurs pistes ont été proposées, laissant présager que ce forum n’est que le début d’une grande rencontre.

Un mémoire faisant état de ces 3 journées vous sera transmis dans un avenir rapproché. Un document qui servira, nous l’espérons, de tremplin pour la suite. D’ici là, n’hésitez pas à écrire à l’adresse forumpancanadien@jamaislu.com pour toutes réflexions, questions ou suggestions.

Vous pouvez aussi télécharger le cahier du participant qui a été distribué à tous les participants du Forum et qui vous donnera plus d’informations sur le contenu de ces 3 journées..

Merci aux partenaires du forum

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Les murs à abattre

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

Qu’ils soient algorithmes ou frontières tangibles, les murs persistent et s’accumulent contre toute logique. En guise d’acte de résistance, le Jamais Lu invite huit artistes pour imaginer les mille et une façons d’abattre des murs en usant d’intelligence et de sensibilité. Que ce soit un projet collectif, personnel, politique ou poétique, ces artistes nous offriront huit tombées de mur fracassantes, huit façons différentes de franchir les solitudes, pour réfléchir à la relativité des barrières et aux moyens de s’en affranchir.

*Notez qu’il y a sur place une restauration vous permettant de patienter pour la lecture de 20h.

 

3 mai
18 h

RÉBECCA DÉRASPE

Rébecca Déraspe

Tombée n° 1 : Quelque chose de pointu assiège mes tripes est-ce un cure-dent ou une parcelle de monde ?

« À l’aide » que criait tout le monde. Pis moi j’étais comme « whaaaaat » ? Faque j’ai décidé d’écrire une toune avec des rimes dedans la toune. Ça a calmé personne. Nobody calm. Y a fallu que je trouve une autre solution.

4 mai
18 h

JOHANNA NUTTER

Johanna Nutter

Tombée n° 2 : Oscar: Girl Gone Wilde

Un rossignol donne sa vie pour un prétendant instable, une statue se dénude pour sauver les pauvres, et un monstre tente de construire un mur.

5 mai
18 h

LOUIS-KARL PICARD-SIOUI

Louis-Karl Picard-Sioui

Tombée n° 3 : Parce qu’il le faut

Les ravages du colonialisme se font sentir sur le territoire comme dans les cœurs. Son intériorisation bascule les repères. Malgré la douleur et la confusion, survivre à l’apocalypse. Parce qu’il le faut.

6 mai
18 h

JOCELYN SIOUI

Jocelyn Sioui

Tombée n° 4 : Traces

L’histoire est un mur qui se dresse entre vous et moi. En 1950, Jules Sioui, poursuivi par la couronne britannique pour sédition, entreprend une grève de la faim qui durera 72 jours. Son combat : les droits légitimes des Premières Nations. Jocelyn nous invite dans un voyage au cœur de ses racines familiales et décortique la petite histoire d’un grand homme.

7 mai
18 h

LISA NDEJURU

Lisa Ndejuru

Tombée n° 5 : Une drôle de maison

Il était une petite femme ! Pirouette. Cacahouète. Et sa maison : une histoire de murs qui tombent, de porosités, de résonances.

8 mai
18 h

ÉTIENNE LOU

Étienne Lou

Tombée n° 6 : Le boxeur

Un garçon tente d’exorciser sa peur du conflit au travers de la boxe.

9 mai
18 h

FÉLIX BEAULIEU-DUCHESNEAU
BENOÎT CÔTÉ

Félix Beaulieu-DuchesneauBenoît Côté

Tombée n°7 : Garage-Lumière

Des garagistes musiciens redonnent vie à des êtres bons pour la « scrap » et tentent de reconstruire le moteur qui nous lie.

10 mai
18 h

RHIANNON COLLETT

Rhiannon Collet

Tombée n°8 : There are no rats in Alberta

Qu’est-ce qu’on ressent quand on se fait dire qu’on n’existe pas ? Dans le cadre d’une performance en anglais, l’artiste non binaire Rhiannon Collett nous livre un manifeste sur l’(in)visibilité trans.

Écorchure sur bras inerte

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

MELLISSA LARIVIÈRE

Mellissa Larivière

Francine, la cinquantaine avancée, souffre d’une grande solitude depuis le décès de sa mère et de sa sœur. Isolée, elle se raccroche à sa vapoteuse, à des autocollants de papil-lons et à la vente de chats sur eBay. Après avoir observé sa voisine pendant des années pour passer le temps, Francine devient son aidante à domicile. Elle y rencontre Étienne et Gabrielle, les enfants de la voisine, qui tentent éperdument d’exister dans une réalité qui leur échappe, oscillant entre une pulsion de mort et le rêve d’une caresse.

Mais c’est pas de ça que le texte parle.  On va juste apprendre à mourir un peu.

Extrait

J’ai la vue qui baisse
Peux pas sortir de chez nous l’hiver
La neige m’éblouit
La nuit est trop sombre
Peut-être qu’à travers mes yeux
Y a un visage uniforme pour tout le monde
Une myopie du monde
Un flou d’univers
J’vois pas vraiment
Je travaille à l’aveugle pour remplir les journées
Pour frotter les années
Pour remplir les pièces
Je me lève avec un bras qui manque, compressé par la nuit,
Avec de quoi qui manque…
Silence
J’vends des chats sur eBay


Texte : Mellissa Larivière
Mise en lecture :
Alice Ronfard
Interprétation : Louise Bombardier, Simon Pierre Lambert, Étienne Lou, Ève Pressault

Laitue matinale

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

LIONEL LEHOUILLIER
DILLON ORR

Lionel Lehouillier Dillon Orr

Laitue matinale : traduction libre de l’ex-pression shakespearienne « salad days » d’Antoine et Cléopâtre.
[C’est l’histoire de Dillon.] C’est l’histoire de Cléopâtre, qui regrette ses jours d’innocence.
« Green in judgement, cold in blood ». C’est l’histoire d’Antoine, de sa naissance, de la mort de Cléopâtre.
[C’est l’histoire de Dillon.] C’est l’histoire de Lionel et de son petit garçon intérieur qui joue dans le driveway. Du jour où celui-ci a pris sa place dans le monde.
Où tout est devenu compliqué.

Extrait

« Vous la mettez en sandwich ou en salade presque quotidiennement. Mais vous ne vous aventurez jamais au-delà des deux types de base, c’est-à-dire iceberg et romaine.
Vous ignorez peut-être qu’il existe des centaines d’hybrides – à tel point que vous pourriez manger une laitue différente chaque jour, et ce, pendant presque un an.
Vous aurez peut-être aussi compris qu’il s’agit ici d’une métaphore et que nous ne voulions pas vraiment vous parler du binarisme de vos plats d’accompagnement. »

Une lecture réalisée en collaboration avec l’Association des théâtres francophones du Canada et Zones théâtrales.


Mise en lecture : Matt Miwa
Interprétation : Lionel Lehouillier, Dillon Orr

Les artistes tiennent à remercier Vincent Mousseau, Émanuel Dubbeldam et Alexander Mark pour leur témoignage

Mouthpiece

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

Traduction – Toronto

AMY NOSTBAKKEN
NORAH SADAVA
Traduit par
MARIE-ÈVE MILOT
MARIE-CLAUDE SAINT-LAURENT

Amy Nostbakken et Norah SadavaMarie-Ève Milot et Marie-Claude Saint-Laurent

Mouthpiece est une incursion crève-cœur  et pleine d’humour dans la psyché féminine. Le récit marque une journée dans la vie d’une femme au lendemain du décès de sa mère, alors qu’elle essaie de retrouver sa voix. Entrelaçant des harmonies a cappella, des dissonances, des mots et des corps, des performeuses incarnent les conflits qui coexistent à l’intérieur de cette femme. À la fois tendre et impitoyable, la pièce devient une enquête rigoureuse de sa propre condition.

Une lecture soutenue par la Fondation Cole.


Texte : Amy Nostbakken, Norah Sadava
Mise en lecture :
Marie-Ève Milot, Marie-Claude St-Laurent
Interprétation : Frédérike Bédard, Marie-Ève Milot, Marie-Claude St-Laurent

 

Zahgidiwin / Amour

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

Traduction – Winnipeg

FRANCES KONCAN
Traduit par
GABRIELLE CHAPDELAINE

Frances KoncanGabrielle Chapdelaine

Zahgidiwin / amour est une comédie noire sur les traumatismes, le génocide et la décolonisation dans une ère de vérité et de réconciliation. Utilisant la culture du Canada colonial contemporain, la pièce s’articule autour de trois périodes de l’histoire canadienne : y figurent un pensionnat des années 60, un sous-sol de meurtrier des années 90 et un château provenant d’un avenir post-apocalyptique. À travers un kaléidoscope de styles théâtraux, la pièce explore les ramifications des traumatismes intergénérationnels et cherche ce à quoi une nation et un théâtre décolonisés pourraient ressembler.

Une lecture soutenue par la Fondation Cole.


Texte : Frances Koncan
Traduction : Gabrielle Chapdelaine
Mise en lecture :
Solène Paré
Interprétation : Sofia Blondin, Sébastien Dodge, Soleil Launière, Dominique Pétin

Faux-amis

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

ALEXIS DIAMOND
HUBERT LEMIRE

Alexis Diamond Hubert Lemire

Vendredi 24 décembre. L’heure est grave. Saydie, coordinatrice montré-alaise d’une boîte de jeux vidéo, est à Québec. Sa mission : récupérer les figurines que Nicolas, jeune sculpteur indomptable, tarde à livrer, et les amener à Toronto aussi vite que possible. Voyager ensemble de la Capitale-Nationale vers la Ville-Reine devient le seul compromis envisageable, mais le temps des Fêtes étire dangereusement le périple. Faux-amis est un huis clos sur fond de road trip qui raconte la hiérarchie sociale, les conflits culturels et linguistiques, le territoire canadien et, sans doute, un amour naissant.

Extrait

NICOLAS.  Dans Amigo Express, quand on demande d’aller pisser, y arrêtent.
SAYDIE.  Sorry to say, on n’est pas des amigos, my friend.
NICOLAS.  Estie, je t’ai donné 20 piasses pour le gaz.
SAYDIE.  En français on dit essence.


Texte : Alexis Diamond, Hubert Lemire
Mise en lecture :
Dayane Ntibarikure
Interprétation : Éloi ArchamBaudoin, Benoit Landry, Kathleen Stavert

Alley-Oop

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

Lecture jeune public – 9-10 ans

LES ÉLÈVES DE 6e ANNÉE  DE L’ÉCOLE SAINT-GRÉGOIRE-LE-GRAND

Éric Noël

Au basketball, l’Alley-oop consiste à reprendre une passe en vol pour aller dunker, c’est-à-dire mettre le ballon directement dans le panier. L’action est spectaculaire puisqu’elle demande une synchronisation parfaite entre le passeur et le dunkeur.

Alley-oop, ce sont cinq courtes pièces écrites par les élèves de la classe de 6e année de madame Nadia Benamar, à l’école Saint-Grégoire-Le-Grand, dans Villeray. Rédigés lors d’ateliers d’écriture dirigés pendant l’année scolaire, les textes sont à l’image de ces jeunes: vifs, rapides, agiles et épatants. Témoignant avec une lucidité d’un monde compétitif, souvent sans pitié, les personnages de leurs pièces doivent apprendre à s’unir et à faire fi de leurs différences pour se démarquer, dribbler, avancer… et gagner leurs batailles.

Un projet de médiation culturelle soutenu par la Caisse Desjardins de Rosemont – La Petite-Patrie.


Textes : Samuel, Michael, Nickelçon, Lyna, Hana, Brittney, Malak, Jawad, Abdelrahmène, Yasser, Chloé, Patrick, Hanane, Lamis, Marven, Rodrigo, Mouhoub
Ateliers d’écriture : Éric Noël
Mise en lecture : Gaétan Paré
Interprétation : Chloé Barshee, Jeremy Cabrera, Lamia Benhacine, Etienne Blanchette

Champion

i 7 avr 2019 Pas de commentaires par

MAXIME CHAMPAGNE

Maxime Champagne

Moi, Maxime Champagne, auteur dramatique, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai décidé d’écrire une pièce de théâtre documentaire sur ma passion : la lutte professionnelle. Après des mois à recueillir des témoignages, tout a changé quand j’ai découvert par hasard que Dave, mon voisin de duplex, était le lutteur champion d’Hochelaga. Je me suis dit : j’ai mon sujet. J’ai mon héros. Reste à trouver un ring et à déterminer qui va jouer le heel et qui va jouer le face…

Extrait

PAT LAPRADE, HISTORIEN DE LA LUTTE. −Le premier show indépendant de lutte que j’ai vu au Québec, c’était à la Brasserie 99, sur Hochelaga. J’étais habitué de voir les shows au Forum pis au Centre Bell. Mais à la Brasserie 99, c’est gros comme ma chambre, pis t’étais vraiment à côté de l’action. Pis je me rappelle du lutteur Steven le Sweet Boy qui prend le micro pis qui dit…

STEVEN. −« Moi, je viens d’Hochelaga. »

PAT LAPRADE. −Pis moi, en petit gars d’Hochelaga, je me mets à crier : « yeah ». Lui me regarde :

STEVEN. −« Toi, ta yeule ».


Texte : Maxime Champagne
Mise en lecture : Justin Laramée
Interprétation : Olivier Aubin, Félix Beaulieu-Duchesneau, Julie Carrier-Prévost, Rose-Anne Déry,  Tommy Joubert, Francis La Haye, Martin Rouleau
Lutte : Marc-André Bélanger, Benjamin Tull