8e Festival du Jamais Lu Québec

8e Festival du Jamais Lu Québec

i 17 sept 2018 Commentaires fermés par

Le 8e Festival du Jamais Lu Québec se déroulera les 6-7 et 8 décembre 2018, au Théâtre Périscope, sous la direction artistique de Marianne Marceau, en compagnie d’une vingtaine d’auteurs et d’une cinquantaine d’artistes !

Ne manquez pas le dévoilement de la programmation, le 14 novembre 2018, à 11h, dans le hall d’entrée du théâtre.

 

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Les pays imaginaires

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Fenêtre ouverte sur la classe de maître de Michel Marc Bouchard

Michel Marc Bouchard

À la suite d’une visite au Musée national des beaux-arts du Québec, où les participant.e.s de la classe de maître se seront inspiré.e.s d’une œuvre de leur choix pour amorcer le travail d’écriture, Michel Marc Bouchard orientera les trois ateliers de trois heures autour de la construction de ce qu’il appelle le « pays imaginaire d’une pièce».

La création de ces territoires inspirée de l’œuvre choisie a pour but de permettre aux autrices et aux auteurs d’accéder à un univers nouveau qui, étonnamment, lorsqu’ils s’en inspirent, les ramène à eux, à leur point de vue sur le monde et à leurs propres fantasmes.

Une codiffusion avec la Maison de la littérature, qui se déroulera en ses murs ( 40, rue Saint-Stanislas, Québec).

Ce qui nous indéfinit

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Coup d’envoi
Pizza + bières

MICKAËL BERGERON
MARYAM BESSIRI
MARIANNE MARCEAU

Mickaël BergeronMaryam BessiriMarianne Marceau © Hélène Bouffard

Pour initier la réflexion et proposer un axe d’interprétation aux textes qui composent la programmation de cette année, Marianne Marceau invite Mickaël Bergeron et Maryam Bessiri à questionner la ligne éditoriale : Ce qui nous indéfinit. Cette prise de parole interrogera l’angoisse, la fascination et la promesse qu’évoque cette thématique.

S’ensuivra une tournée de pizza à petits prix, et l’occasion de boire un premier verre à la santé de cette 8e édition !

Voir pour croire

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Lecture intégrale

MARIE-EVE FRANCŒUR

Marie-Ève Francœur

Le théâtre est un lieu où l’on voit. C’est pour ça que Thomas y est convoqué : pour qu’on le voie. Et aussi (surtout) pour qu’il voie : ce qu’on voudra lui montrer d’abord, puis ce qu’il voudra voir par lui-même ensuite. Pour croire quoi ? Nous ne le savons pas encore. Nous l’apprendrons peut-être. Ou pas. Car que nous est-il possible de connaître au fond ? Contentons-nous donc des faits suivants: cette pièce s’intitule Voir pour croire et elle a été écrite pour Thomas. Pour le faire parler. De choses. Qu’il ne savait pas qu’il savait. Avant de les dire. Et qui lui feront regretter de ne pas s’être tu.

Extrait

THOMAS

Ici
c’est chez moi

C’est chez moi parce que c’est écrit ici :
« Bienvenue chez toi, Thomas. »

Cela veut dire que
je suis le bienvenu ici
cela veut dire que
je suis ici chez moi
cela veut dire que
je suis
Thomas

Qu’est-ce que ça veut dire ?


Texte : Marie-Ève Francœur
Mise en lecture : Gill Champagne
Interprétation : Nicola Frank Vachon, Claudiane Ruelland
Didascalie : Marie Dumais

 

Verglas

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

ROSALIE COURNOYER

Rosalie Cournoyer

Janvier 1998. Tempête du siècle. La famille Pelletier est réunie de force. Leur maison, logée au cœur du triangle noir, devient le noyau d’une crise qui n’a rien de climatique. Le gèle qui règne dehors les force peu à peu à se frotter aux autres, à s’écorcher pour mieux se réchauffer.

Extrait

c’t’arbre-là c’était fort en maudit,
mais le grésil,
ça tombe ça tombe ça tombe

ça arrête pus depuis minuit de tomber
écoute Jeanne écoute
des p’tites billes
le bon Dieu joue aux billes su’nos têtes.


Texte : Rosalie Cournoyer
Mise en lecture : Maxime Robin
Interprétation : David Biron, Maude Boutin St-Pierre, Rosalie Cournoyer, Marie-Ginette Guay, Éliot Laprise, Anne-Marie Olivier, Marco Poulin, Jack Robitaille
Didascalie : Carolanne Foucher

Princesse de personne

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Lecture jeune public

PASCALE RENAUD-HEBERT

Pascale Renaud-Hébert © Eva-Maude TC

Une princesse est belle, serviable, aimable, généreuse, souriante et délicate. Elle lit, peint, chante, danse. Une princesse est toujours bien coiffée et bien maquillée, même quand elle dort. Une princesse attend.

Un prince viendra.
Sûrement.
Peut-être?
Peut-être pas, finalement.

S’adressant aux adolescents, Princesse de personne est une fable contemporaine qui raconte l’amitié de Simone et Eugénie, de grandes amies. Elles sont unies, mais leurs visions du monde, de la femme et de l’intimité s’opposent. Souhaite-t-on être sauvée, malgré nous? Avec humour et sensibilité, Princesse de personne est une ode à l’égalité, à la solidarité et à la mobilisation.

Extrait

J’essaye, là, mais ça fait aucun sens. Parce que l’affaire, c’est que dans mon histoire, le prince, y frenche la Belle au bois dormant, pis bang, à se réveille, yes sir, pas de trouble. Pis ils chevauchent ensemble son cheval, pis ils se marient! Mais ça a pas rapport! C’est pas ça, la vie. La vie c’est pas qu’un prince va te sauver. Pis surtout pas en t’embrassant sans que tu le saches. La vie, c’est qu’un prince, quand ça veut te donner un bec, ben ça te le demande, ok?

Une discussion entre le public et l’équipe de création suivra la mise en lecture.

Cette lecture est réalisée en co-production et en co-diffusion avec le Théâtre des Gros Becs.


Texte et mise en lecture : Pascale Renaud-Hébert
Interprétation : Samuel Corbeil, Leïla Donabelle-Kaze, Lauren Hartley

L’accélérateur de particules

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Cinq extraits d’œuvres en évolution

L’accélérateur de particules est une coprésentation de Première Ovation- théâtre et du Jamais Lu Québec.

  • Food Club de Samantha Clavet
  • Majorité – conversation sur le futur de Samuel Corbeil
  • Spaghetti de Vincent Michaud
  • Ce qui est invisible de Jean-Denis Beaudoin
  • Le Judas de François Édouard Bernier

Ce qui est invisible

Jean-Denis Beaudoin

Je n’ai pas envie de tout te dire, les choses sont toujours trop bien expliquées, mais écoute, viens me voir et prends le temps d’écouter, mon ami, en respirant lentement, peut-être que des choses te parviendront, peut-être que se révélera à toi un sens caché, qui m’est peut-être inconnu, peut-être pas, ce n’est pas ça l’important, écoute et peut-être que quelque chose résonnera en toi, ici rien n’est ni noir, ni blanc, ni gris, ici, tu as le choix de ta couleur, de tes couleurs, et tu peux dessiner par-dessus moi, allez, vas-y, dessine où tu veux, remplis l’invisible de tes couleurs, allez, dessine par-dessus moi, je t’en prie, tu as le droit, ici, tu as tous les droits.

Extrait

… si je te caresse le bout des doigts dans le noir, une fois, une seule fois, tu trouves ça charmant, surprenant, mais charmant, mais si je répète mon geste doux, sans hésiter, une deuxième fois, puis une troisième fois, déjà, déjà un doute s’installe, sur le geste doux, déjà tu te demandes pourquoi, pourquoi soudainement une si grande abondance de douceur, autant de douceur en si peu de temps, ça cache quelque chose, il faut épargner la douceur pour ne pas la tuer, et puis vient la quatrième et la cinquième fois, en quelques secondes seulement, que je touche le petit bout de tes doigts, et la métamorphose est presque complète ; du doute émerge de sérieuses interrogations.

De sérieuses interrogations.


Texte et mise en lecture : Jean-Denis Beaudoin
Interprétation : Catherine Desjardins, Katrine Duhaime, Benoit McGinnis, Olivier Normand

Le Judas

François Édouard Bernier 

Le Judas s’intéresse à la pulsion scopique. Il s’ouvre sur un personnage anonyme plongé dans ses souvenirs qui témoigne, au journal télévisé, de la mort d’un ancien amant. Le passé s’infiltre dans le présent, le confronte à ce rapport trouble qu’il entretient avec sa sexualité, ses élans de transgression et plus précisément, au souvenir de la rencontre de cet homme plus âgé sur Masculigne, une ligne téléphonique de rencontres pour hommes qui était en fonction à la fin des années 90.

Extrait

-     …Une pulsion scopique. Je suis excité et j’ai besoin de voir.

- Tu dirais que c’est courageux. Tu penserais que tu es poussé par une témérité qui t’ appartient juste à toi. Mais c’est la peur qui est le moteur de cet élan-là. La peur de se perdre. La peur d’un néant qui t’avalerait parce qu’il y aurait soudainement plus de limites. Alors t’existerais plus parce que tu serais sorti du cadre, sorti de scène. La peur naît du danger de sortir du cadre, du carré, de la lumière, de plus jamais être capable d’y revenir.


Texte et mise en lecture : François Édouard Bernier
Interprétation : Maxime Robin

Food club

Samantha Clavet

Il cherche à contrôler tout, même l’incontrôlable. Contrôler chaque repas, calculer chaque bouchée, compter chaque calorie. Jusqu’au jour où Mégane resurgit dans sa vie. Là, sa volonté vacille, l’espace d’un instant. Juste assez longtemps pour qu’un inconnu le convainque de reconnecter avec ses pulsions primaires de faim pour réveiller son instinct de survie. Là et là seulement sera-t-il véritablement en vie.

Extrait

L’homme a perdu son instinct de chasse le jour où y’a commencé à chasser d’la viande déjà morte, précoupée pis précellophanée. Y’a perdu le feeling de la mort. Le feeling de tuer pour assurer sa survie. Y vit pus. Pas vraiment. Y fait juste être là. Y se conserve. Comme dans l’attente de que’que chose. Sans trop savoir quoi.


Texte et mise en lecture : Samantha Clavet
Interprétation : Nicola Boulanger, Maude Boutin St-Pierre, Alex Desmarais, Paul Fruteau de Laclos, Edwige Morin, Catherine Simard, Gabriel Simard

Majorité – conversations sur le futur

Samuel Corbeil © Vincent Champoux

En 2068, les gens qui avaient 18 ans en 2018 seront dans la fin de la soixantaine. À partir d’entrevues réalisées avec des jeunes adultes, le texte imagine ce qu’ils seront dans le monde de demain. Comme les œuvres de science-fiction en révèlent autant -sinon plus- sur le moment où elles sont créées que sur la période dépeinte, Majorité emprunte à ce genre afin de présenter l’époque actuelle.

Extrait

Christof, 68 ans, est debout dans la salle à manger d’une maison ancestrale de Cap-Chat, en Gaspésie. Par la fenêtre, il voit le parc éolien planté au milieu du fleuve. Il a les deux mains appuyées sur la table qui a appartenue à trois générations de Cloutier avant lui. À côté d’un emballage défait se trouve : EMMA.

EMMA - Je sais que vous êtes probablement inquiet.

Emma est un système d’opération.


Texte et mise en lecture : Samuel Corbeil
Interprétation : Laura Amar, Carolanne Foucher, Matieu Gaumond, Catherine Simard

Spaghetti

Vincent Michaud

Fabienne, femme de l’âge d’or, vit dans la solitude et la réclusion. Obsédée par l’idée de mourir, elle s’arme d’un caméscope et tente, par le biais d’un vlog, de communiquer une dernière fois avec le monde extérieur ; de partager à l’humanité ce qu’elle a de plus précieux : sa recette de sauce à spaghetti.

Extrait

Bonjour, j’m’appelle Fabienne
Bienvenue sur ma chaîne YouTube
Merci d’écouter mon programme

Je faisais mon testament cette semaine
et j’ai réalisé que j’ai un lègue important à laisser à l’humanité
ce lègue étant, ma recette de sauce à spaghetti.


Texte et mise en lecture : Vincent Michaud
Interprétation : Véronique Aubut 

C’qui est écrit dans l’rétroviseur

i 8 nov 2018 Pas de commentaires par

Soirée de clôture

OLIVIER ARTEAU
MARIANNE MARCEAU
ALEXANDRINE WARREN
avec
MARIANNE DANSEREAU
DOMINIQUE LECLERC
MARC-ANTOINE MARCEAU
SAMUEL MATTEAU

Olivier ArteauMarianne Marceau © Hélène BouffardAlexandrine WarrenMarianne Dansereau
Dominique Leclerc
Marc-Antoine MarceauSamuel Matteau

Objects in mirror are closer than they appear. Haïku redondant, maintes fois lu, dont le sens s’est perdu à force de faire la 20. Mais observer le monde différemment de ce que l’on croit n’est pas une mise en garde pré-mâchée que l’on peut se permettre de prendre pour acquis. Olivier Arteau et ses collaboratrices invitent deux auteurs et deux autrices à déconstruire leur a priori en visitant, le temps d’une ride, leurs propres angles morts. Ils seront amenés à faire volte-face : rompre avec ce qui les définit afin de rencontrer ce qu’il y a de plus intime et paradoxal chez l’Autre. Une lutte contre l’invisibilisation.

Olivier Arteau et Marianne Marceau ont demandé à quatre auteurs de dresser le portrait ou de répondre aux questionnements de quatre individus dont la manière de vivre est plongée, d’une façon ou d’une autre, dans l’indéfini. Le hic : les auteurs n’ont qu’un court extrait, issu d’un entretien mené par les idéateurs, pour discerner l’unicité, l’indéfini, de ces êtres. C’est seulement lors de la soirée de clôture qu’ils se rencontreront. Ce sera l’heure de confronter le défini et l’indéfini.

* La prévente se termine le 5 décembre, à 20h.


Idéation et mise en lecture : Olivier Arteau, Marianne Marceau
Textes : Marianne Dansereau, Dominique Leclerc, Marc-Antoine Marceau, Samuel Matteau
Animation : Alexandrine Warren
Invités spéciaux : Maritza, Karine, Cédric, Danielle, Louise et Alyson.


 

22 h 

Party de clôture

Pour souligner la fin du Festival – auquel vous aurez évidemment assisté sans relâche – nous vous invitons à prolonger le plaisir en venant faire la fête avec nous ! Nous danserons et boirons jusqu’aux petites heures du matin afin de faire vivre les mots un peu plus longtemps dans nos corps et dans nos têtes. Avertissement : la soirée de l’année dernière s’est terminée en une fulgurante partie de chaise musicale. À vos risques !

Party de clôture

i 12 nov 2018 Pas de commentaires par

Pour souligner la fin du Festival – auquel vous aurez évidemment assisté sans relâche – nous vous invitons à prolonger le plaisir en venant faire la fête avec nous ! Nous danserons et boirons jusqu’aux petites heures du matin afin de faire vivre les mots un peu plus longtemps dans nos corps et dans nos têtes. Avertissement : la soirée de l’année dernière s’est terminée en une fulgurante partie de chaise musicale. À vos risques.

18e Festival du Jamais Lu Montréal

i 17 sept 2018 Commentaires fermés par

L’appel à projets du 18e Festival du Jamais Lu Montréal est maintenant terminé. Nous nous penchons actuellement sur les textes soumis afin de sélectionner les projets qui constitueront la prochaine édition, du 3 au 11 mai 2019, au Théâtre Aux Écuries.

Mises en lecture théâtrales, performances poétiques, tables rondes et rencontres seront au rendez-vous sous une ligne éditoriale qui sera dévoilée en avril 2019. Restez à l’affût ! La codirection invitée de cette nouvelle édition sera quant à elle dévoilée en janvier 2019.