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Bilan du 15e Festival du Jamais Lu – Mot de Marcelle Dubois

i 13 mai 2016 Pas de commentaires par

Je n’ai jamais eu de plan de développement pour le Jamais Lu. Jamais je me suis dit, tiens créons une plate-forme nationale puis internationale, qui tisserait des liens entre les auteurs francophones émergeants de la francophonie. Jamais je n’ai prévu avoir 15 ans. Et pourtant… nous y sommes. Poussés par la volonté des artistes, par le désir des auteurs et du public, nous laissons nos racines mordre le territoire francophone, s’étendre, se solidifier, avec étonnement et bonheur. Les auteurs n’ont rien à vendre. Ils n’ont qu’à nommer une parcelle de leur appréhension du monde. Et nous, spectateurs, nous accumulons les parcelles, (re) construisant un imaginaire collectif sans frontières. C’est un privilège d’être aux premières loges du Festival du Jamais Lu et de son évolution. D’ici, on voit le monde muter, bouger… c’est épeurant et magnifique. C’est aujourd’hui et demain. C’est la force du rassemblement.
Marcelle Dubois – directrice artistique et générale

Le désir fédérateur qui a traversé le 15e anniversaire du Jamais Lu a débuté par l’incroyable naturel avec lequel les quatre co-directeurs, Sarah Berthiaume, Sébastien David, Marcelle Dubois et Annick Lefebvre, ont mélangé leurs univers, leurs désirs. Pareil pas pareil, leurs visions de la dramaturgie se sont nourries pour offrir au public une programmation dense, toute en ouverture sur l’autre, les autres. 15 ans, c’est un âge où l’énergie fougueuse de la jeunesse côtoie une maturité nouvelle : c’est ainsi que nous avons vécu ce Jamais Lu!

La ligne éditoriale n’aurait pu être plus juste : Embrasser large! C’est vraiment ce qu’il s’est passé pendant 9 jours au Théâtre Aux Écuries, nous avons embrassé largement la dramaturgie actuelle d’ici et d’ailleurs mettant en lumière un panorama parlant des préoccupations actuelles des auteurs contemporains.

Les festivités se sont ouvertes avec une soirée extatique, où, grâce à Alexandre Fecteau et ses huit auteurs invités, nous avons revisité intelligemment notre répertoire. Au sortir de cette soirée où nous avons ri de bonne et de mauvaise foi, nous avons rénové Médium saignant et vendu Macbeth (eh oui!), Being at home with Claude et Zone. Au-delà des résultats, le plus beau avec cette soirée, c’est que trois jours après les spectateurs parlaient encore des textes, de leur vision de la dramaturgie, de notre histoire culturelle. Qui a dit que le théâtre n’était pas aussi passionnant que le sport? Beau à voir, à vivre et à entendre que ce Vendre ou rénover?

Au Jamais Lu, les textes qu’on sélectionne sont toujours empreints d’une urgence, d’une actualité bien sentie de la part de l’auteur. Nous aimons un théâtre qui parle à ses concitoyens, qui agrandit le moment présent par ses questions qui lui sont adressé. Les auteurs ont été très audacieux dans leur engagement à fouiller les enjeux fondamentaux de notre société actuelle: le féminisme et son actualisation contemporaine (Gamètes de Rébecca Déraspe et Baby-Sitter de Catherine Léger), les questions éthiques qu’apportent les nouvelles technologies (Recall them corp. de Tiphaine Raffier et La destination des espèces de Jean-Philippe Baril-Guérard et Rien à cacher : No way to feel safe du quatuor François-Edouard Bernier, Marilou Craft, Patrice Charbonneau-Brunelle, Dominique Leclerc), notre rapport aux objets et à leur possession (Centre d’achats d’Emmanuelle Jimenez) ainsi que celui de l’affranchissement identitaire (Havre de Miskha Lavigne).

Les deux textes jeunesses de Martin Bellemare (Le Cri de la girafe et L’oreille de mer) se sont révélés de toute beauté, exposant avec délicatesse et intelligence l’effet des bruits du monde sur nos humanités. Un projet de médiation culturelle avec l’école Saint-Grégoire-Le-Grand a aussi trouvé sa finalité dans notre programmation, où des comédiens professionnels interprétaient les textes théâtraux des élèves de sixième année, dans une mise en lecture de Gaëtan Paré. Nous avons également découvert la plume du cégépien Francis Sasseville avec Manche ouverte qui joue d’un parallèle efficace entre le sport et l’engagement amoureux.

Quant aux jeunes auteurs Jean-François Rochon et Louis-Charles Sylvestre, en complicité avec leur deux comparses françaises, Marilyn Matteï et Alison Cosson, ils nous auront fait danser sur une fable philosophique intergénérationnelle lors de leur Bal littéraire. Ce n’est pas rien!

Une des belles trouvailles de ce 15e anniversaire est certainement les 5 à 7 frenche la planète où tour à tour, les artistes coup de coeur de la francophonie nous ont donné à découvrir leur univers. De notre ignorance face aux conflits politiques des Comores ou de la République démocratique du Congo, en passant par les enjeux de deuxième génération de l’immigration algérienne en France, par le regard de l’étranger sur les exaltantes manifestations du printemps érable, par la distanciation loufoque face à notre intimité provoquée par une fascination des codes de la téléséries, par les désirs de collaborations franco-belgo-québécoises ou par l’incongruité d’un sentiment d’appartenance à l’Amérique alors qu’on vient de la Suisse, ces 5 à 7 ont été l’occasion d’appartenir à un monde plus vaste et d’agrandir nos imaginaires collectifs. La présence de ces sept artistes francophones ont donné une profondeur importante au Jamais Lu. Une tangente nécessaire que nous prendrons de plus en plus souvent dans les années à venir.

Nous avons également discouru autour des écritures atypiques en compagnie de Jessie Mill et de ses invités, et avons eu la chance d’entrer dans la bulle créatrice d’Évelyne de la Chenlière et des participants à sa classe de maître.
Ce 15e anniversaire s’est clôturé par une soirée délicieuse qui était ni plus ni moins qu’un grand cri de ralliement autour du geste libre et fougueux qu’est celui de créer. Faire avec rassemblait 15 performeurs, chorégraphes, vidéastes et autres artistes ayant pour mission de faire une courte forme inspirée d’un texte ayant marqué le Jamais Lu. Les performances étaient rigoureuses, intelligentes et percutantes. Nous voguions de l’univers déjanté de Mélanie Demers (chorégraphe), à celui plus réflexif d’Alain Farah (professeur et écrivain), en passant par l’improbable folie de Jordan Arsenault (performeur de la scène queer), pour terminer autour d’un partage culinaire imaginé par Marie-Michelle Garon (chroniqueuse culinaire). La beauté de cette soirée est certainement d’avoir mis en lumière le dialogue fécond que peuvent (et peut-être que doivent!) avoir les mots des auteurs avec les imaginaires des autres disciplines. Ce fut frais et jouissif : tout simplement.

« On parle la même langue…mais non. » – Jamais Lu Paris

i 27 oct 2015 Pas de commentaires par

Revivez en images On parle la même langue…mais non, le Cabaret (politique) d’auteurs français et québécois présenté lors du 1er Festival du Jamais Lu à Paris.

Pour les plus curieux, les textes sont aussi disponibles ici : Texte_Carabet_JL_Paris

(NB: le texte présenté est un document de travail; sa forme n’a été changée pour cette présente mise en ligne).


Mise en scène : Marcelle Dubois

Accompagnement musical : Fred Costa

Avec Alexia Bürger, Marc-Antoine Cyr, Sébastien David, Marcelle Dubois, Jérémie Fabre, Nathalie Fillion, Marie-Eve Perron, Samuel Pivo, Claude Poissant, Sabine Revillet, Sonia Ristic, Yann Verburgh

 

ON PARLE LA MÊME LANGUE ... MAIS NON -Cabaret (politique?) d’Auteurs Français et Québécois -1e FESTIVAL DU JAMAIS LU PARIS -

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1e FESTIVAL DU JAMAIS LU PARIS -

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ON PARLE LA MÊME LANGUE ... MAIS NON - Cabaret (politique?) d’Auteurs Français et Québécois - 1e FESTIVAL DU JAMAIS LU PARIS -

© Christophe RAYNAUD DE LAGE

« Toi Le gros » de Steve Laplante

i 19 mai 2015 Pas de commentaires par

Présenté lors de la soirée de clôture du 14e Festival du Jamais Lu et cité par Françine Pelletier sur son blogue, puis publié dans le journal Le Devoir (13 mai), le texte de Steve Laplante est disponible dans son intégralité ici: Steve Laplante (Y) Tenir

 

 

 

 

 

 

(Y) Tenir: une soirée de clôture digne de ce nom

i 13 mai 2015 Pas de commentaires par

Comme à son image, le 14e Festival du Jamais Lu s’est terminé par de belles et fortes paroles d’Hommes: Robin Aubert, Jean-Marc Dalpé, Olivier Kemeid, Robert Lalonde, Steve Laplante, Justin Laramée et Philippe Racine ont partagé ce qu’ils avaient à dire sur les femmes, ou plutôt « la » Femme: la mère, la soeur, la fille, la conjointe, la belle-soeur… peu importe le lien tissé avec elle, elle apparait comme un bijou, d’une importance cruciale. Oui, c’est ainsi qu’ils se prononcent pour l’équité et le féminisme, deux idéologies qui n’appartiennent pas qu’aux Femmes: clamant haut et fort leur soutien à ces dernières, ces Hommes ouvrent leur gueule. Dénonciation et déclaration. Ils sont là et nous le montrent.

« Toi Le gros,

À toi que je parle,

Toi le coach de ski qui a trop de power sur tes athlètes

Toi l’étudiant en médecine dentaire ou le médecin qui a accès au chloroforme

Toi le dush qui travaille s’a construction

Toi le pervers du Dairy Queen qui a de la crème glacée su’l’bord de la bouche

Toi le gars ordinaire qui chire parce qu’y se tient avec des morons

Toi le moron qui entraîne le gars ordinaire » 

Steve Laplante

Le texte de Steve Laplante est disponible dans son intégralité: Steve Laplante (Y) Tenir

 

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Savoir compter

i 5 mai 2015 Pas de commentaires par

Hier soir, Marianne Dansereau a présenté Savoir compter devant un public véritablement séduit. Une belle ovation !

Mise en lecture : Geoffrey Gaquère
Interprétation : Alex Bergeron, Catherine Chabot, Violette Chauveau, Joanie Guérin, Simon Landry-Désy, Gabrielle Lessard, Sébastien René et Maxime René de Cotret 

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Les traversées / passages – une médiation culturelle de qualité !

i 5 mai 2015 Pas de commentaires par

Hier, le Jamais Lu présentait Les Traversées / Passages, une médiation culturelle organisée par le Jamais Lu avec l’Ecole Saint-Grégoire-Le-Grand. Après avoir suivi des ateliers d’écriture auprès de Martin Bellemare, les élèves de 6e année ont présenté leurs textes hier devant une classe de 5e année.

Textes : Alexandre, Andy, Angel, Darren, Ikhlaas, Laurence, Maria, Mohamed, Mustapha, Nairolky, Othmane, Raquel, Siham, Thyson, Winnifred et Yacine
Ateliers d’écriture : Martin Bellemare
Mise en lecture : Gaétan Paré
Interprétation : Yannick Chapdelaine, Myriam Fournier, Mélissa Larivière et Francis-William Rhéaume

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Annick Lefebvre, Olivier Sylvestre, les Poids Plumes et Maxime Carbonneau

i 5 mai 2015 Pas de commentaires par

Une fin de semaine nourrie en réflexions universelles, en ce qui nous ressemble, nous distingue, nous assemble, et nous unit.

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S’appartenir (e) à Ottawa – une soirée émouvante et inspirante !

i 8 avr 2015 Pas de commentaires par

Vendredi 27 mars, nous étions au Théâtre français du Centre national des arts à Ottawa pour la deuxième présentation de S’appartenir (e), spectacle réunissant 8 auteures à la parole forte et vive : Joséphine Bacon, Marjolaine Beauchamp, Véronique Côté, France Daigle, Rébecca Deraspe, Emmanuelle Jimenez, Catherine Léger et Anne-Marie Olivier ont livré leur pensée et leur revendication d’Être.

Parce que c’était émouvant, magique, drôle et surprenant, revivons cette soirée en photo.

Et n’oubliez pas, S’appartenir (e) sera aussi joué en soirée d’ouverture du Festival le 1er mai à 20H !

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Nos auteurs du 14e Festival du Jamais Lu

i 1 avr 2015 Pas de commentaires par

Auteurs 14e Festival du Jamais Lu

i 5 mar 2015 Pas de commentaires par

Visuel

Le Trident présente en première canadienne S’appartenir (e)

Un happening théâtral coproduit par le Jamais Lu, le Trident et le CNA !

 

Ce lundi 9 mars 2015 à 20 heures, le Trident présentera S’appartenir (e), un événement théâtro-littéraire né d’une alliance entre les directrices artistiques Anne-Marie Olivier, Marcelle Dubois et Brigitte Haentjens. Mis en espace par Catherine Vidal, S’appartenir (e) réchauffe le cœur, et on en a bien besoin après cet hiver rigoureux !

Dans un élan jouissif et décomplexé, huit femmes se posent la question : qu’est-ce que « s’appartenir », ici, maintenant, en 2015 ? En tant que société, en tant qu’individu, en tant que culture, en tant que femme. Elles sont innues, québécoises, acadiennes, montréalaises, canadiennes. Avec leurs mots, elles tracent une ligne sur notre vaste et curieux territoire. Elles questionnent notre façon d’être modernes et préhistoriques à la fois. Elles s’attaquent à l’austérité ambiante. Elles fouillent les brumes de l’inconscience collective et nous amènent avec elles, à nous tenir debout et fiers. S’appartenir (e) est un cri de solidarité et de provocation, au féminin.

Textes et interprétation : Joséphine Bacon, Marjolaine Beauchamp, Véronique Côté, France Daigle, Rébecca Déraspe, Emmanuelle Jimenez, Catherine Léger et Anne-Marie Olivier
Mise en lecture : Catherine Vidal
Direction artistique : Marcelle Dubois, Brigitte Haentjens et Anne-Marie Olivier
Musique : Éric Forget
Production, éclairages et régie : Marie-Aube Saint-Amant-Duplessis
Photo et vidéo : Geneviève Lizotte et Félix Bélanger
Espace scénographique : Geneviève Lizotte
Une coproduction du Trident, du Théâtre français du Centre National des Arts et du Jamais Lu.

La lecture théâtrale sera ensuite présentée au CNA le 27 mars 2015 puis en soirée d’ouverture du Festival du Jamais Lu le 1er mai.
S’appartenir (e) est publié dans la collection Pièces d’Atelier 10 et sera disponible en librairie à partir du 31 mars .

Billetterie :
En ligne
www.letrident.com